Tout est si vide en moi

Tout est si vide en moi
Je me sens isolée, vidée, inhumaine, insensible & dévastée. Je ne suis plus grand-chose de ce que j'étais, je m'accroche à des souvenirs. Je n'arrive pas a passé au-delà de tout ça, je n'y arriverais pas. J'affiche des ombres de sourire. Tout ça ne rime à rien. Le présent ne m'intéresse plus. Je suis larguée. Je ne pense plus, j'agis. J'ai un train de retard & parfois j'ai une longueur d'avance. J'avance à reculons. Je vis a en crever & j'aimerais crever pour revivre. Je me reconstruis sur des cendres, sans repère, sans base. Je fonce à l'aveuglette, j'ai plus de force, comment veux tu que j'aboutisse a autre chose qu'une chute ? Je ne me relève pas, je rampe. Je vis merdiquement. & j'aurais beau changé j'ai perdu un bout de moi, éternellement. Tout ce que je touche, ce que j'envie, s'enfuis, se barre sans même un au revoir.

# Posté le samedi 02 janvier 2010 19:15

& je vis toujours des soirées parisiennes

& je vis toujours des soirées parisiennes
On mange, on essaye juste histoire de tenir un peu plus longtemps dans la soirée. On se prépare à absorber ce qu'on va avaler d'incorrect. Cette délicate formalité faite, nous commençons. La débauche, la soirée. Les heures sont rythmées par le nombre de verres, de clopes, de joints, de refrains hurlés. Titubant à demi évanoui, les habitants de la nuit, vont jusqu'à leurs limites. La limite de la décence dépassé, il finira nu dans un champ, elle braillera qu'il faut le chopper tous ensemble si l'on veut qu'il finisse a poil, il sera en trans sous une pluie de pop corn, elle finira dans un arbre perché, il dansera désarticulé, elle rira, il pleura, elle pensera a lui, & il tombera. Ils parleront dans un langage inarticulé, des sourires forcés, des larmes inappropriées. Ils se taperont dans le dos en se remémorant les écarts du weekend dernier & ceux du soir même en gloussant, ils vivront & s'amuseront. Jusqu'à ce que le maquillage coule le long des joues moites, de la bouche sèche, jusqu'à ce que l'on rejette ce qu'on a avalé d'incorrect & ce, malgré notre rituel du diné de la veille, notre corps n'a pu accepter nos dépravations en tout genre. On se divertira, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus supporter cette tenue & ces chaussures qui non plus aucun sens finalement, jusqu'à ce que nos jambes ne nous portes plus, jusqu'a ce que la musique résonne dans nos têtes comme un bruit sourd & désagréable dénué de sens. Dans un dernier effort tu rampe dans un endroit qui te parait à l'abri, tu les aperçois, elles sont dans la pièce du fond. Tu te traine jusque dans leur lit, au chaud, à la nuit, en sécurité. Tu parle, tu ris, tu fais le bilan. Ce n'était pas dégueu ce soir. & le weekend prochain, encore. On mangera, on essayera ...

# Posté le dimanche 29 novembre 2009 11:46

Modifié le mercredi 02 décembre 2009 15:29

Ho Hé Ho Hé Matelot, matelot navigue sur les flots.


Je désir un nombre incalculable d'aspirations, & paradoxalement je suis lasse de tout. J'aimerais pouvoir aimer mais je ne suis pas assez pure pour être une de ses filles calmes & disciplinées qui vivent d'éphémères conte de fées. Je ne suis pas faite pour ça, ça ne m'intéresse pas. Je m'ennuie a en crever, je passe le temps en sabordant ma propre vie. Je ris de mes échecs & rapporte le peu de mes réussites à la chance. Je suis en constante révolte contre l'humain. On se déçoit tous entre nous. De meilleurs amis à meilleur ennemis il n'y a qu'un pas, promets moi de ne jamais l'oublier, ne fais pas ça ! Ta naïveté te fera tomber a genoux, soit plus hypocrite, plus peste & ingrate que toutes les autres & tu t'en sortiras. C'est détestable mais il n'y a pas d'autre issue. Sois un baiseur avant te faire baiser ! Je ne suis loyal qu'avec mes atroces adorés. Les autres je m'en contre fou ! Ils sont inutiles & inintéressant. Je n'en ai pas besoin.

Effectivement j'ai profité, de tout & beaucoup trop, j'ai cumulé les débauches. Un jour je me poserais c'est certains, j'ai presque tout fait, sauf ça. Je me laisse encore un jour, ou peut-être deux ou trois, dans combien temps ? Finalement je n'en sais rien mais quand un homme en revaudra la peine je deviendrais une fille comme il faut, promis !

Je regrette.





Souvenirs, les amours
Ho Hé Ho Hé Matelot, matelot navigue sur les flots.

# Posté le dimanche 22 novembre 2009 09:35

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 11:06

Si tu y crois encore on pourrait sauver notre étoile

Si tu y crois encore on pourrait sauver notre étoile
Mon amour ? ça fait bien longtemps, je l'ai perdu. Mon c½ur ? Lui, il est abattu. Ma tête ? Celle la je ne la guide plus. Ma mémoire ? Elle je ne l'aime plus. C'est pourtant l'endroit où l'on peut se sentir comme dans le plus beau des refuges, le plus grand des reposoirs, le plus secret des jardins de ta vie, les meilleurs souvenirs y sont là. A l'abri du temps on n'oubliera rien. Mes souvenirs à moi, ne sont pas ceux que j'aimerais garder, regarder, revoir, ressentir. Ma salope de mémoire ne me balance que ces images qui me fendent de l'intérieur. Celles qui me coupent le souffle, qui me nouent la gorge, qui me serrent le c½ur, qui me feraient presque tomber à terre. Ces mots qui résonnent. Il y a tout ça, mais il y a lui aussi. Je ne suis plus l'être aimé, je ne suis plus son exception & pourtant j'ai encore son sourire qui me colle à la peau. Mon amour est parti, il a jeté mon âme.



A part ça, ça va merci.

# Posté le mercredi 25 novembre 2009 16:23

Je suis compliquée, j'en suis consciente

Je suis compliquée, j'en suis consciente
On a besoin d'illusions pour vivre. Il y a cette nécessité de s'agrippé à des rêves, à nos rêves pour prétendre exister. J'ai besoin de m'imaginer des choses possibles ou non qui m'aiderons à voir la vie plus jolie. Je suis une grande utopiste. Je ne vis qu'à moitié dans ce monde, l'autre partie du temps je m'enfuis aux confins de mes rêves. Comme une armure, créant une indifférence extérieure sans faille. Je me protège seule. A vos yeux mon sourire est incessant. Mes larmes n'arriveront jamais jusqu'à vos vues. C'est normal je ne suis pas toujours parmi vous, je suis dans mes putains songes, dans mes fantasmes, heureuse. Je tourne en dérision les sentiments que j'éprouve pour quelqu'un & pourtant je suis d'une sincérité sans égale. Ma carapace me donne cet air hautin, indifférent & insensible. J'en suis consciente mais je ne peux pas faire autrement. Vous comprenez ? Je suis si fragile, sensible, si déphasée que si je venais, par mégarde, à laisser paraître le quart de ma vraie nature, je m'écroulerais devant vous. Ça me semble fâcheux.

# Posté le vendredi 27 novembre 2009 16:49

Féerique

Féerique
C'est féerique. Je ne parle pas des illuminations, ni de noël, ni d'un homme, évidemment. Revenons sur terre, il n'y a rien de féerique en tout ça. Par contre toi, tu l'es, Chloé. Ne tombons pas dans les clichés. Ça ne ferait que rendre insignifiant, impersonnel & finalement dénué de sens ce qui fait que tu es différente & ce pourquoi j'expose mon adoration pour ta personne. Dis-moi comment te dire ? Tu es la seule, aussi présente. Tu ne m'as jamais abandonné, toi. Toujours, sans jamais t'arrêtée, tu me soutiens. Du début à la fin tu étais là, prête, disposée à me ramasser si je me cassais la gueule. Tu l'es encore. Combien de fois tu m'as relevé ? Je ne peux plus compter. Tu connais mes défaillances, mes failles & tu me protège, chaque jour, chaque nuit. Ivre dans l'obscurité, je n'ai pas peur parce que je sais que tu es juste à coté, j'en suis persuadée, & je ne me suis jamais trompé. Tu me suis, tout le temps. Histoire de me préserver, de m'abriter, de m'assister si jamais pour une quelconque raison j'avais besoin de toi. Je prends ta force & toi tu t'occupe de cacher mes faiblesses. Je puise tout ce qu'il y a de bon en toi & toi tu me donnerais tout, sans rien dire. Tendrement, toi tu nous donnerais tout, parce que tu es comme ça. Tu as ce sourire capable de se transformer en saphir. Celui qui me fait croire que la vie est belle. Tu as ses yeux qui brillent même dans la nuit. La fée, la mienne, la seule à avoir le ciel dans son regard même quand il fait noir. Tu as cette joie, qui fait s'enfuir ma détresse puis cette tendresse pudique, que peu ont la béatitude de connaitre, qui me réconforte, qui me porte, qui me fait être forte. Tu as ce dont j'ai besoin. Pi le meilleur dans tout ça, c'est que tu as les mots qui me prouvent que j'ai raison de pensé ce que je t'écris. Je t'aime, ma fée.

# Posté le mercredi 02 décembre 2009 12:28

Modifié le mercredi 02 décembre 2009 12:39

TO DO : Il est temps d'être une fille bien

Je ne veux plus d'aventure, je veux une histoire.
TO DO : Il est temps d'être une fille bien

# Posté le mardi 01 décembre 2009 13:55

Modifié le jeudi 07 janvier 2010 15:52

Je te parle d'un voyage lointain, si loin qu'on revient jamais

Je te parle d’un voyage lointain, si loin qu’on revient jamais
La mort joue avec moi. Elle observe mes limites, la garce. Jusqu'où j'irais & elle jusqu'où elle ira ? Je n'en sais rien. Elle m'a enlevé l'être le plus cher d'une vie, le modèle, l'inspiration, mes racines. Il n'y a pas un jour sans que j'y pense, sans que je ressente le manque, sans que j'hurle silencieusement au fond de mon lit. Il ne se passe pas un instant sans que, la gamine perdu que je suis, cherche son père. Partout dans un objet, dans un mot, sur une photo, chez les autres. & sans le moindre regret ma camarade morbide, me l'a arraché, histoire de me murmurer qu'elle était là partout, qu'elle avait le pouvoir sur tout. Elle m'a volé un bout de mon âme, mais elle m'a laissé en vie. Elle m'a fait patienter. Mon tour viendra je le sais. Elle m'a juste, affectueusement, abandonné à la souffrance. Le crépuscule arrive & je sais qu'elle vient me rejoindre à cette heure là. Dans mon lit, langoureusement installé, elle m'embrasse. Elle me chuchote de ne rien oublié & surtout pas le pire. Elle me rappelle que je n'ai pas la force de faire autre chose que ce que j'ai fais la veille. Elle me retrace la vie de merde que j'entretiens chaque jour. Cette putain m'use.

# Posté le dimanche 06 décembre 2009 10:24

Je cherche le jour

Je cherche le jour






J'étais seule. Je déteste à un point démesuré d'être isolée, coupée du monde. Tu sais qu'il n'y a personne, absolument rien pour t'aider. Tu es seule & tu dois te démerder comme une grande pour remonter cette putain de pente. Comme une conne dans ton salon délaissée. Je cours chercher de quoi me tranquillisé, de quoi tamisé mes peurs, de quoi séché mes larmes. Puis j'allume ma clope sur le plan de travail, en face de la fenêtre. La blancheur du paysage m'apaise, je balance mes pieds comme une enfant. Je regarde les flocons tombés. Ils recouvrent les traces sur la neige crapoteuse. J'ai plus froid, j'ai plus faim, j'aime plus rien, je n'ai plus envie de quoi que ce soit. Je suis sans vie, à demi morte. Un état de plénitude intense. Ma tête tourne, mon regard se trouble. J'aimerais persister dans cet état & malheureusement je sais que cet étourdissement ne durera qu'un court instant. C'est dégueulasse parce qu'il n'y a que dans ces moments là où je me sens bien.

# Posté le dimanche 20 décembre 2009 16:23

Je m'y vois déjà

Ca sera violent mais ça ne sera pas de trop. J'en ai besoin, on en a tous besoin. Cette nuit là, faut la vivre absolument, & faut survivre éventuellement. On s'enivre, on se came. Bien plus qu'à l'habitude. & on trinque, a l'année de merde qu'on vient de passé. A nos amis, nos amours, nos emmerdes. Tes acolytes se joignent à la soirée. On a passé l'année ensemble, on a galérer ensemble, on a tout franchis ensemble, alors c'est ensemble qu'on fêtera sa fin. Bordel, c'est la plus longue des nuits, elle dure un an celle la. Elle est parfaite, soirée quasi idyllique. Il n'y a plus rien qui compte, hormis l'instant présent. Il faut vivre, fous toi du monde. Vis, respire & oublis tout. « Espérons que cette année sera meilleure », ce qu'on se force a clamé quand on est défoncé. Tu m'explique pourquoi elle le serait ? On sera toujours les mêmes & la vie aura toujours cette attitude putassière. Plus j'avance plus la fuite me semble le meilleur des futurs. Mais cette nuit là, je m'en ficherais royalement de tout ça. Je serais ailleurs, avec eux & c'est tout ce qui m'importe.
FUCK OFF
Je m’y vois déjà

# Posté le mardi 29 décembre 2009 16:51